Solaris
24 février, 2003
Film de SF de Soderberg d’un roman de stanislas Lem (bon bouquin…) déjà adapté par Andrei Tarkovski (pas vu…) il était une fois l’espace…
Psy en dépression, Chris est recommandé par un ami spationnaute au bord de la crise dans une station avec laquelle tout contact a été rompu. Piloté, là haut, Chris y découvre une station, froide et métallique. Dans la morgue du vaisseau, le cadavre de son ami, dans le couloir le fils de celui-ci et un équipage réduit qui lutte entre incompréhension, moral et dépression.
La nuit d’après Chris se réveille au côté de sa femme…
traité de façon très réaliste (si si…ça se peut…), Solaris est un film graphique, beau, lent et très humain. L’anticipation et le fantastique de l’histoire ne sont qu’une excuse pour une réflexion sur ce qu’est l’humanité (le concept, pas le genre humain ou l’hebdo de Fred Bird…), la réalité et une histoire d’amour assombrie…
Pas d’explosion, pas de pistolet laser, pas d’alien globuleux à huit pattes… Solaris est un film décevant pour ceux qui croyait voir total recall 2…
Tout en douceur, Soderbergh glisse Clooney en psy de l’espace dans un vaisseau fait de métal poli aseptisé éclairé d’un bleu froid et apaisant… Les personnages sont tous d’une humanité saisissante, dans ce décor minimaliste et spatial : ce ne sont pas des astronautes mais des humains. Faiblesse, aveuglement, colère, amour, raison… les sentiments s’entrechoquent dans leur têtes, les fait hésiter, s’isoler ou se protéger.
Les tensions sont palpables et amenées uniquement par le jeu des acteurs… pas de chat qui surgit d’un coup ou de personnage effrayant au détour d’un couloir
Ceux qui ont lu le livre y trouveront des différence de réflexions, le livre s’attardant plus sur des questions philosophiques, le film préférant le côté humain.
Filmé avec talent et recherche graphique, le film recèle de plans lumineux en lent traveling, cependant, Soderberg ne renonce pas à son amour de la caméra à l’épaule (qui me hérisse parfois le poil…).
Un beau film. Beau par son histoire, beau par ses images, excellent par le jeu des acteurs..
à voir
Caz
—-
Je désapprouve complètement Shocked
On me taxera peut-être de fan de ‘boumboumfautdelaction’ (à tort bien sûr) mais ce film m’a vraiment laissé sur ma faim. Ca m’a fait un peu l’effet de « Signes ».
Un scénario creux au possible (on peut résumer le film et les soi-disant conflits intérieurs très profonds des personnages en 10 lignes maximum), une mise en scène poussive hachée par des flash-backs pénibles (notamment à la fin du film on les enchaîne pour les demeurés n’ayant pas tout compris à l’intrigue) et des caricatures de personnages (y’a juste le type un peu taré qui est marrant).
Le tout servi pour un rythme lentissime et un Clooney profond comme une boîte de cachous Lajaunie.
Soporiphique, creux et longuet.
A éviter.
Fastclemmy
—-
Bon, je n’ai pas lu le livre.
Mais ce film est assez original pour qu’on en parle un petit peu.
- La science-fiction déjà, qui n’est ( pour une fois ) pas prise comme une fin en soi.
- Le décor, assez simple et froid, n’est pas mis en avant, et joue le vrai rôle d’un decor de cinéma, à savoir l’établissement d’une ambiance ( et non pas l’étalage de gadgets et de surprises mal venues ), qui aide forcément beaucoup dans ce huis-clos lanscinant.
- La lenteur, qui nous pousse non pas à s’identifier aux personnages mais à reflechir à la situation et aux thèmes abordés, reflexion qui manque à beaucoup de gros films de SF.
Bon, il est vrai qu’il n’y a pas « d’action » ( un mec s’est mis à ronfler sur ma rangée ), que Clooney est souvent un peu trop caricatural dans ses exressions, et que les plans et les enchaînements ne sont pas extra-ordinaires d’invention, mais « Solaris » vaut le coup d’oeil, je le conseille.
Arrow J’avais lu quelque-part avant d’aller voir le film que c’etait une sorte de « 2001 : l’odyssée de l’espace »…
Le mec qui a écrit ça n’a rien capté…
Didi
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