Elephant
23 octobre, 2003
Film de commande pour gus Van Sant qui livre ici un téléfilm très poétique, déambulatoire mais un peu étroit. Le film se déroule en deux parties. La première où l’on suit (littéralement) des ados dans leur (immense) campus*. Ils vaquent à leur occupations : il draguent, traînent, font du sport, de la photo, vont à la cantine, discutent, se déchirent ou s’aiment.
La seconde où 2 élèves détruisent tout cela, au hasard mais de façon organisée. Pas de héros, pas de sentiments, méthodiques.
Ce film dégage une certaine poésie et une certaine tension. Un sentiment étrange qui se distille peu à peu. jusqu’à la fin brutale.
Un point négatif cependant : peut être influencé car commandé, ce film fait le procès des jeux vidéo, qu’il place en parallèle à un documentaire sur hitler comme « signes » de perturbation de ces 2 jeunes. Un point de vue très étroit à mon avis. Surtout que le jeu présenté ressemble beaucoup à une sorte d’ »adam » (pour counter-strike) : des personnages civils désarmés marchent sans aucune réaction sur un décor désertique enneigé, avant d’être shootés par le joueur armé d’un fusil d’assault… limité. cliché mensonger.
à voir car un portrait de l’adolescence américaine (ou en générale): puérile, immature, sans image forte de parents
créatrice mais en manque de repères.
* comment les américains peuvent ils êtres gros en marchant des distances pareilles?
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