Zatoichi

10 novembre, 2003

pendant que tous les gros bœufs se précipitaient pour voir matrix (je vous évite un jeu de mot douteux en disant simplement qu’il y en a qui semblent aimer les longues files d’attente), hé bien moi je suis allé voir Zatoichi. Il s’agit d’un personnage quasi-légendaire déjà incarné plusieurs fois au cinéma et à la télévision que Kitano reprend en assurant la réalisation.
Zatoichi est un vagabond aveugle qui gagne sa vie grâce aux jeux de hasard et en offrant ses services de masseur (les aveugles étaient souvent masseurs, les clients n’étant ainsi pas gênés de leur nudité).
mais malgré son infirmité, c’est un escrimeur hors pair qui joue les redresseurs de torts partout où il passe.
il fait halte dans une bourgade où les habitants sont rançonnés par une bande de malfrats qui s’apprête à faire main basse sur toute la ville et, au gré des évènements et des rencontres, il va finir par s’opposer à ce gang.

bon autant le dire tout de suite j’ai vraiment adoré. c’est vrai que j’aime bien les trucs de samouraï et Kitano en général donc ça aide.
Kitano a réussi à conserver l’esprit du personnage (il paraît) tout en y apposant sa propre griffe, avec des scènes typiques de ses précédentes œuvres. et si le Zatoichi de Kitano est décoloré c’est, de son propre aveu, uniquement pour qu’on le distingue mieux lors des scènes de combat nocturnes.
la réalisation est bien maîtrisée quoique sobre. à propos de la reconstitution historique, je ne suis pas un grand spécialiste de l’époque mais les décors et l’atmosphère ressemblent à l’idée qu’on peut se faire du Japon au XIXe siècle.
les scènes de narration parfois lentes sont entrecoupées de scènes de combats qui elles sont expéditives (et donc plus réalistes que ce qu’on a pu voir dernièrement, suivez mon regard), et de nombreux personnages viennent enrichir une intrigue finalement moins simpliste qu’on ne pourrait le croire.
à noter aussi de petites touches humoristiques, des scènes musicales surprenantes et un final assez surréaliste…
quant au jeu de Kitano, il retrouve un rôle de personnage taciturne et tout en nuances.

un seul petit bémol : les cgi pour l’hémoglobine et le charcutage lors des combats à l’épée sont quand même très visibles et c’est un peu gênant

Laisser un Commentaire

RSS | XHTML | CSS