Y’en a marre des informaticiens (surtout de ceux qui m’entourent)
13 octobre, 2006
Avertissement : cet article dérape très rapidement sur le verglas politique. Vous n’êtes pas du tout obligés de lire ce qui suit.
Plantons le décor : une SSII à La Défense dont le turnover fait se poser des questions. Moi, au milieu. Tout autour, mes ennemis : les informaticiens.
Précisons leurs caractéristiques : dans leur majorité, ils sont jeunes diplômés voire stagiaires. Pour les anciens comme moi, tous les horizons : agronomie, géologie, et que sais-je encore. On a donc le choix entre des encore-étudiants-d’esprits incapables et des bidouilleurs démotivés.
Précisons mes caractéristiques : je suis en reconversion pour devenir professeur des écoles au sein de l’Education Nationale. Une consommatrice à tendance écolo qui se radicalise d’année en année.
Le hic : ils sortent de l’école et sont de droite. Je suis de gauche, ça fait six ans que je bosse, je suis mariée et maman.
Pourquoi ce soudain coup de gueule ?
Ca fait quand même pas mal de mois que je trépigne dans mon coin, marmonnant mon point de vue sans qu’ils entendent. Faut bien que ça sorte par quelque part un jour.
Pourquoi ne pas répondre à leurs propos de capitalistes ?
Petit un, j’estime ne pas assez maîtriser le sujet pour débattre sur le terrain politique. Petit deux, je suis en terrain ennemi : si j’affirme un peu trop mes convictions, je vais être définitivement radiée de la vie locale (déjà que c’est pas bien fameux). J’entends d’ici le cassage de sucre sur mon dos, comme ils en ont l’habitude dès qu’un membre de la communauté est absent. Je n’ai jamais osé imaginer ce qu’ils peuvent dire sur mon dos tous les mercredis, alors que je vaque gentiment à mes occupations de jeune-maman-en-congé-parental-à-temps-partiel. La paranoïa n’est pas loin, j’en conviens, mais ils sont de droite ou à tendance droite, y’a forcément des trucs à reprocher.
Quelques exemples de ce que je dis subir ? Parce que là, c’est un peu confus mon histoire…
Oui je sais, je m’emballe. Et il n’y a sûrement pas de quoi. Mais bon. Je vous ferais dire que j’ai des collègues qui veulent partir travailler au Japon. Déjà, hein. Ca veut tout dire (le travail c’est la vie, la vie c’est le travail, et je me suicide à chaque fois que mon projet est en retard, non merci).
Aussi, ils sont toujours à se plaindre des manifestations et des grèves. Et quand j’avance l’idée que peut-être heu, je m’avance peut-être hein, mais peut-être que si les gens ils font grève c’est qu’on est en train de leur retirer leurs acquis, leurs privilèges, leurs droits, et que peut-être que heu, je me trompe peut-être hein, mais peut-être que s’ils ne faisaient pas grève on ne serait peut-être plus dans une démocratie ? Là deux sortes de réponses : le « mouais » d’incompréhension ou le « oui mais au point où en est la France aujourd’hui, il faut faire des sacrifices » de mouton. Que répondre ?
Bon, je recentre. Je promettais du lynchage d’informaticien et me voilà dans une mélasse pseudo-politique.
Le point de départ de ce coup de gueule fut la phrase si anodine que l’on entend si souvent « AJAX c’est nouveau, il paraît que c’est super ». Bah oui, et bah moi ça m’énerve. Mis à part leur langage chiant au possible dont le mot le plus courant, j’ai remarqué, est « Struts », ces gens-là apprennent par choeur 01Informatique pour pouvoir tenir une conversation de bas niveau, sans se rendre compte que leur foutu AJAX est juste le nom donné l’année dernière à une méthode éprouvée depuis quelques années, et pareillement sur tous les sujets.
Enfin, et je m’arrêterai là, ajoutons à tout cela une dose de soirée-TV-hertzienne quotidienne, entre télé-réalité et, heu, télé-réalité, dont on a régulièrement les comptes-rendus… V’la l’niveau.
L’Education Nationale, c’est l’Eldorado. Des gens de gauche qui n’y connaissent rien en informatique, ouf, et qui parlent, d’après mon expérience, de ce qu’ils connaissent et non de ce qu’on leur a dit à l’école l’année dernière…
Je reprendrai dans quelques années cet article comme modèle pour cracher sur mes nouveaux collègues et jouer la victime, ne vous en faites pas.
26 novembre, 2009 à 18 h 46 min
Je te comprends parfaitement. Les informaticiens ont souvent les mêmes choses a raconter, les mêmes blagues mathématiciennes etc… Cependant ils ne sont pas tous identiques. J’en suis un et pourtant je suis de gauche. Je n’ai rencontré que quelques spécimens ressemblants au miens. Suis-je sur la voie de la reconversion ou bien suis-je vraiment un informaticien ? tous les gouts sont dans la nature