Les sentiers de la perdition
18 septembre, 2002
C’est beau…
visuellement beau…
mais un peu long et les persos un peu plat Le réalisateur d’américan Beauty change d’horizon et nous compte ici la sombre histoire d’un homme de main, fils spirituel du parrain local obligé de fuir, car son fils à découvert son travail alors qu’il « s’occupait » d’un mauvais employé, abbatu par le fils de sang dudit parrain.
{{{C’est beau}}}
Sam Mendes n’est pas manchot, cadre superbe, lumière superbe, images superbes… bref un beau film, plein d’ombres, de couleurs humides et froides… de bien belles images… des paysages en cinémascope, des portraits dessinés d’ombres et de lumières…
seules quelques spot lumineux improbables en pleine forêt de nuit rende le tableau parfois surréaliste… mais ils sont discrets…
(robin des bois avec mel Gibson était gavé de ces plans avec l héros en contre jours avec un spot de 15000Watts dans le dos… Ici c’est beaucoup plus discret…)
C’est relativement bien joué mais assez entendu…un peu prévisible… Le père est un méchant gentil, le méchant est un peu fou, le parrain est un homme froid mais « juste » et le tueur à gage un peu immoral…
mais c’est crédible , les acteurs n’étant pas des manches (Tom Hanks , Paul Newman , Jude Law…) ça passe mais c’est légèrement stéréotypé (léger…)
{{{L’histoire}}}
elle est simple, ça la rend plus crédible… plus vrai… Les persos ne sont pas incassables, ni invulnérables… Les rebondissements agréables et la méthode de vengeance du père est très bonne…
mention spécial pour l’enfant qui apprend à conduire et le fait qu’il n’y ai aucune explosion dans un fil ou certains se seraient lachés… (peu de coups de feu, pas de napalm… ) le film tire sa violence de son histoire et des faits… une retenue bien agréable…
{{{Bref}}}
un bon film
mais un peu mitigé : un peu long, un peu entendu par contre superbe mise ne scène, retenue bienvenue et ambiance sombre sevant le film…
à voir si on a le temps…
La princesse du désert
9 septembre, 2002
Astiquez votre casque, aiguisez votre épée car voici une quète à accomplir…
Agréable quète que d’aller voir Musa, la princesse du désert… Un groupe armée d’émissaire coréen est exilé de Chine en représailles au meurtre de l’émissaire chinois en corée. Libérés de leur « escorte » dans le désert par des mongols, les coréens s’arrète épuisés dans une auberge où ils croisent une autre troupe de mongols qui détient prisonnière une princesse chinoise. Voyant l’occasion d’améliorer les relations chino-coréennes, ils les attaquent et libèrent la princesse. Les mongols réclame vengeance et se lance à leur poursuite…
Suivant cette trame assez simple, on suit les pérégrinations héroïques et guerrière de cette petites troupes coréenne justicière aux milieux de paysages magnifiques et de batailles impressionantes.
{{{L’histoire}}}
Simple mais efficace, elle permet de montrer une Chine en pleine mutation (invasion de Gengis Khan, conflit Chino-coréen…), l’organisation sociale et surtout la mentalité des différents personnages… Obéissance, désaccord, courage, étiquette…seront maint rebondissements à cette quète…
{{{Les acteurs}}}
Superbes. Dévoilant non pas des héros invincibles mais des hommes hésitants ou sur d’eux, peurreux ou courageux, le jeux des acteurs rend plus réaliste cette quète : ce sont des hommes et leur courage, leur étiquette ou leur rang dictent leurs actions…
Vraiment très bon, d’un réalisme intéressant
{{{Les décors}}}
Superbes. De vastes décors naturels chinois servent de toile de fond à cette histoire… Désert, plaines, montagnes, couchés ou levé de soleil magnifiques, forêts brumeuses… Le tout filmé avec des plans larges poétiques… magnifiques
{{{Les costumes}}}
Film historique, costumes historiques…
La encore le réalisme est superbe. Le cuir des vêtements et les tissus sont usés et souples, et les batailles ne les épargne guère, ils s’usent, se déchirent, se tâchent…
Je n’estime pas être un spécialiste des costumes chinois, mongols, coréens de l’époque mais il s’en dégage une impression de réalisme, d’authenticité prenante.
{{{Le sang}}}
Interdit au moins de 12 ans, le film est violent.
Les scènes guerrières sont réalistes aussi, ce qui implique des blessures à l’arme blanche…comment dire… douloureuses…
Haches, épées, couteaux, fouet, pierres, fourches, lames, chutes ont raisons de nombreux guerriers ou civils de façon brutale. Le sang coule, gicle et coagule…personnes sensibles cachez vous les yeux dans les scènes dures…
{{{En Bref}}}
Un film, superbe, épique, violent, dans des décors vastes et grandioses…
Une quète simple et belle qui nous fais découvrir la Chine médiévale…
À voir …vraiment
=)
Mon voisin Totoro
2 septembre, 2002
Progéniture des studios Ghibli au japon, Totro est un rêve ininterrompu de 2 heures où l’on s’initie à la vie et au croyances du pays du soleil levant. Pas de méchant, pas de monstre destructeur, pas de pouvoir magique ni de kaméha méha… On suit dans ce film les pérégrinations de 2 jeunes surs, Satsuki et la plus petite Mei, qui emménage avec leur père dans une nouvelle maison à la campagne et attendant le retour de leur mère malade de l’hopital. Leurs jeux les mèneront à découvrir Totoro, une divinité des bois, qui habite le camphrier voisin de leur maison…. Totoro, énorme peluche toute douce de 2 mètres de haut, usager régulier du chat-bus, fait pousser les arbres, joue de l’ocarina en volant sur sa toupie et adore la pluie…
Film culte d’un studio culte, Totoro est un chef d’uvre de la fin des années 80, un rêve éveillé, où sur une musique superbe d’hisaishi, on sourit aux aventures épiques de Mei dans le jardin, la découverte des « noireaudes » dans le grenier, l’attente du bus sous la pluie…
superbement animé, superbement réalisé, une histoire belle et simple qui fait l’impression d’un bien être apaisant à la sortie de la salle
À voir et à revoir absolument
Le roi et l’oiseau
2 septembre, 2002
Splendide chef-d’Åuvre du dessin animé français, splendide moment de poésie, le roi et l’oiseau est rediffusé régulièrement dans de petites salles. C’était le cas ce dimanche au Mk2 montparnasse…
La dernière vision que j’ai eu de ce film, remonte à un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître… (euh si, j’suis pas si vieu) car elle remonte à une projection en Cm1 dans un cinéma de Gagny… Même si l’animation peut paraître vieillote (pas le dessin, qui est toujours superbe), ce film reste un moment de poésie pure dans des décors magnifiques et épurés…
Le roi charles V+III=VIII+VIII=XVI est un roi haït du peuple qu’il maintient dans l’obscurité, amoureux d’une peinture représentant une bergère. La bergère est amoureuse du petit rramoneur de rien du tout de la toile d’à côté. Ils décide de s’enfuir mais c’est sans compter sans le portrait du roi qui après avoir supprimé l’original se lance à la poursuite des fuyards qui auront bien besoin de l’aide de l’oiseau, pensionnaire indésirable et contestataire du château…
Sur des dialogues de Prévert (ça a de la gueule…) on découvre une fable poétique, fantastique où tout peut arriver, et rien n’est impossible : un roi cruel dans un chateau immense poursuit dans un robot géant deux êtres nouveaux et superbes qui prophétisent aux hâbitant de la ville basse l’existence des oiseaux, du soleil alors qu’un oiseau en haut de forme conteste le pouvoir et sauve ses oisillons des nombreux pièges du chateau…
Chef d’uvre, poésie animée, moment de bonheur… malgré son âge , l’émotion de Roi et l’Oiseau reste intacte malgré un rythme lent et des techniques d’animation d’un autre monde (gouache…).
À voir et à revoir
La Sirène Rouge
2 septembre, 2002
Film d’olivier Mégaton avec JM Barr et Asia Argento
Tiré d’une nouvelle de Dantec Étrange film, autant pour sa réalisation que pour l’histoire : en effet on à l’impression que ce sont deux personnes différentes qui ont réalisé ou écrit le début et la fin du film…
Commençant comme un policier noir de chez noir à tendance glauque et gore (non visible) le film se perd un peu lui même et la seconde moitié du film devient ensoleillé et plus légère…
Une petite fille se rend au commissariat pour dénoncer l’exécution gore de sa baby sitter par sa mère implacable et possessive pour avoir transmis des lettres de son père présumé mort il y a 3 ans. Pour échapper au tueurs lancés par sa mère à sa poursuite, elle se réfugie dans la voiture de Hugo, tueur à gages d’une organisation mystérieuse, ancien sniper avec remords.
le premier bon point de LSR est de ne pas tomber dans le remake de Léon, piège facile qui est évité malgré des ressamblances dans le scénario et les situations qui aurait pu être néfaste aux 2 films…
Cepandant après un démarrage glauque, oppressant et violent, avec des personnages inquiétants, tous sombres, on arrive dans une scène de gunfight impressionante et réussi qui débouche sur un film plus ensoleillé, plus léger et où les persos tombent un peu à plat.
Les performances des acteurs améliorent le tout avec un Jean marc Barr toujours charismatique, qui a de la gueule en tueur à gage et Asia Argento qui habitué aux rôles sulfureux n’obtient ici qu’un rôle classique… C’est limite pour avoir son nom à l’affiche pour faire trash…
La réalisation est très belle mais semble scindé en 2 autours de la scène de gunfight : avant c’est sombre, oppressant, froid, le gunfight est efficace, limite poétique, après c’est le soleil, la libération…
Si ça peut paraître logique au vu de l’histoire cela est tout de même très visible…
à voir si l’on aime JM Barr…
sinon…