Intervention divine

27 octobre, 2002

Intervention divine raconte l’histoire simple d’un homme qui s’occupe de son père qui vit ses derniers jours et qui vit parallèlement une histoire avec une femme juste à côté du checkpoint entre Ramallah et Jérusalem.
Je suis sorti de la salle dans l’expectative… Pas de revendications, d’actions fortes pour ou contre l’un des deux camps, même si le film est tourné selon la vision du héros palestinien qui est aussi le réalisateur du film… Il joue le rôle d’observateur de toute cette absurdité aussi bien du côté israélien que palestinien…

Ce film fonctionne en petites saynètes, toutes plus ou moins absurdes, certaines compréhensibles (la bêtise de l’armée israélienne au checkpoint), d’autres plus obscures (le palestinien détruisant plusieurs fois une même route), les scènes sont généralement longues ce qui donne au film une ambiance assez particulière où ca explose à certains moments donnés, en particulier lors d’une des dernières scènes quand une jeune palestinienne se défend des balles des israéliens entre autres par un bouclier en forme d’Israël etc…

Le message est sûrement que tout ce qui se passe là bas est absurde, c’est en tout cas avec ce sentiment, que j’avais déjà, que je suis sorti de ce film…

signs

18 octobre, 2002

Excellent!!!
il évite tous les écueils du genre, impose sa manière lente et insidieuse de filmer et fout raisonnablement les jetons autrement qu’en jouant sur la surprise (chat qui surgit en miaulant…) Un ancien pasteur ayant perdu la foi suite à la mort de sa femme, vit avec ses 2 enfants et son frère dans la campagne américaine. D’étrange signes géométriques apparaissent dans son champs de maïs à côté de sa maison… et si cette fois c’était vrai?

La trame est simple et c’est là que l’on voit le talent de NS pour raconter avec lenteur et emphase des histoires tellement simples que l’on s’étonne de se demander qu’est ce qui va se passer à la scène suivante… Celle-ci, toute simple reste haletante, humaine et « crédible »…
{{{Les acteurs}}}
fidèle à sa direction, NS fait chuchoter tout le monde…(un peu moins que dans les films précédents..) et l’on élève que rarement la voix…
Ce qui n’empêche pas aux acteurs de développer un très bon jeu, humain, très proche de la réalité…
Les 2 mômes sont adorables et plus crédibles que ne l’a jamais été Haley Joel Osment (6eme sens)

Graphiquement, on sent les origines pub de Night… C’est beau sans toutefois virer dans le graphique pur…

difficile d’en dire plus sans spoiler … J’ai vraiment aimé ce film
à voir


on se rapproche de la nuit des morts vivants + la guerre des mondes sans le sang et version incassable…

la mémoire dans la peau

15 octobre, 2002

Film d’espionnage action, la mémoire dans la peau nous raconte à peu de chose près le scénario de la BD XIII, à savoir un homme que l’on retrouve dans l’océan, a perdu la mémoire et son identité, qu’il recherche avec force de capacités au combat, à l’observation et à la survie aux diverses tueurs, espions et policiers lancés à sa poursuite à travers la suisse et la France… Le film évite les clichés grace aux stéréotypes… Les français n’ont pas de baguette sous le bras mais on écoute facilement les compagnons de la chanson autours d’une rustique table en bois à la campagne… Mais on visite aussi la défense, les quais, les voies sur berges (en sens inverse…)
Bref on sent qu’ils ont tourné à paris et qu ‘ils ont compris que la 2cv n’est pas plus d’actualité que la DS…mais on stéréotype pour bien identifier…
c’est pas des cordes d’ammarages mais au moins des filins d’aciers …

Pour l’histoire c’est une poursuite « classique » avec méchants, flingues, explosions (ils ont aussi compris que tirer sur une voiture ne provoque pas d’explosion atomique localisée… en progrès…) avec de bonnes scènes de combats assez réaliste bien que filmé par une quadragénaire épileptique atteint de parkinson…

un film d’action…pas trop stéréotypé avec plus de scénario que xXx…(c’est pas dur…)

pour se détendre et rigoler un coup…

Minority Report

7 octobre, 2002

Excellent!!!

Bon mise à part la fin sucrée écœurante qui diffère de la nouvelle, ce film est superbe…

C’est beau, c’est bien joué, ça n’a rien à voir avec AI si ce n’est que c’est dans le futur….

D’une estétique superbe, froide, bleutée, ce film est superbement filmé… peu de scène où ça bouge dans tous les sens et où on ne comprend plus rien… (c’est à la mode et Spielberg ne tombe que très peu dans le piège…), des designs excellents (le fusil à air comprimé rotatif…), des anims superbes (pubs interactives animés, vue extérieures, SFX…)
spielberg est habile avec sa caméra, plusieurs plans sont même limites métaphoriques tout en étant superbes…

bien joué
Tom Cruise joue un rôle certe assez classique de l’homme piégé mais le fait bien, les oracles sont touchants… Quelques scènes trop explicatives inutiles (faut tous leur expliquer 2 fois ces ricains…) ralentissent un peu le rythme … mais…

un bon spielberg depuis bien longtemps (hors « catégorie historique »…)

très bon
à voir
superbe
dommage pour la fin

Photo Obsession

3 octobre, 2002

Thriller photographique avec Robin Williams…
Éh oui la principale élément plubcitaire de ce film est de voir le très gentil Robin Williams jouer un méchant…
et bien en plus… Sy (saille) est le plus méticuleux et le plus efficacement dévoué développeur de photo en 1 heure du supermaché du coin existant. Ce travail lui permet de rentrer un peu dans la vie des gens mais celle qui l’intéresse est celle de la jeune famille Yorkin dont il aimerai bien faire parti…jusqu’à l’obsession…

édité par Fox Searchlight (!) ce thriller nous met en scène un personnage réservé, discret, invisible, beige qui se nourrit des rêves d’un famille unie.
jouant sur la longueur sans surenchère de scènes flippantes et d’effets graphiques alambiqués… c’est le côté humain qui sert de déclencheur au malaise dans ce film… Avec une prestation exceptionnelles de tous les acteurs, des décors hallucinants et une photographie superbe…
{{{L’histoire , les acteurs}}}
simple mais tellement possible… un petit bonhomme solitaire veut faire part d’une famille heureuse…ne plus être seul…
Robin Williams prouve encore une fois ses talents d’acteurs en jouant tout en retenue un homme gentil, timoré, méticuleux, qui se laisse guider par le rêve d’une vie différente. Le tout entouré par des acteurs tous juste dont machin Lasalle (le docteur Benton de Urgences qui joue lui aussi à la perfection un rôle de flic qui malheureusement ressemble un peu à celui de la série…)

{{{Les décors}}}
déroutant… on ne s’en rend pas compte tout de suite mais les décors sont volontairement asseptisés, clean, rangés le tout servi par une photographie superbe et des lumières vraiment belles…
un supermarché Blanc hopital teinté de bleu où pas un papier ne traine, tous les produits sont alignés, les étalages géométriques…
l’appart de Sy est plus sépia mais tout aussi exempt de la moindre poussière…
cela donne une atmosphère dérangeante complètement en contraste avec le jeu très humains de acteurs…
intéressant…

{{{Très bon}}}
Bien joué très beau et original graphiquement, ce film est plein de petit détails originaux qui en font un très bon film, alors que le jeu des acteurs
le condamnait déjà à être un bon film

à voir

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