Joue-la comme Beckham

21 novembre, 2002


Jess Bhamra, une jeune fille d’origine indienne, vit avec sa famille en Angleterre. Ses parents aimeraient la voir finir ses études et faire un beau mariage dans le respect des traditions de leur pays d’origine. Mais la demoiselle ne rêve que de ballon rond. Comme son idole, le champion David Beckham, elle passe le plus clair de son temps à jouer au football. Lorsqu’une jeune Anglaise, Jules, l’invite à prendre place dans une équipe féminine, c’est le début d’une belle amitié et d’une grande aventure.

Une très sympathique comédie anglaise qui réussit le pari de nous divertir pendant tout le film.

Même si le jeu des acteurs m’a semblé parfois un peu amateur, on se laisse prendre dans cette histoire qui nous met en lumière une communauté très importante et pourtant méconnue : les Indiens en Angleterre. Un peu à la manière de Dehli Royal (pour ceux qui l’ont peut-être déjà vu sur Comédie) le film brocarde gentiment le décalage entre la culture indienne et le monde du foot. Et pourtant je ne suis pas spécialement fan de foot.

BO bien punchy qui donne le rythme du film.

A recommander en VO pour profiter de l’inimitable accent indien qui me fait personnellement hurler de rire.

A voir donc !

U2 best of 1990-2000

21 novembre, 2002

Je ne pouvais évidemment pas manquer de vous parler de ce best of sur lequel je me suis rué.

On est d’accord, la pochette est vraiment très moche, mais bon elle est dans la continuité du best of précédent. Et puis c’est comme pour les clips, ils ont pas l’air très doués en la matière.

Moi je l’ai pris sur alapage.com en édition limitée avec un petit DVD que je n’ai pas encore eu le temps de compulser.

Côté musique, voici d’abord la tracklist de ce double CD :

CD1
- Even better than the real thing
- Mysterious ways
- Beautiful day
- Electrical storm (William Orbit mix)
- One
- Miss Sarajevo
- Stay (faraway, so close !)
- Stuck in a moment you can’t get out of
- Gone (New mix)
- Until the end of the world
- The hands that built America (theme from ‘Gangs of New York’)
- Discothèque (New mix)
- Hold me, thrill me, kiss me, kill me
- Staring at the sun (New mix)
- Numb (New mix)
- The first time

CD2
- Lady with the spinning head (Extended Dance mix)
- Dirty day (Junk Day mix)
- Summer rain
- Electrical storm (New song)
- North and south of the river
- Your blue room
- Happiness is a warm gun (The Gun mix)
- Salomé (Zooromancer remix)
- Even better than the real thing (The Perfecto mix)
- Numb (Gimme Some More Dignity mix)
- Mysterious ways (Solar Plexus Club mix)
- If god will send his angels (Big Yam mix)
- Lemon (Jeep mix)
- Discothèque (Hexidecimal mix)

A recommander donc pour tous les fans d’autant que des versions remixées réhaussent le niveau des chansons de l’album pop : Discotheque, Staring at the sun…

2 nouvelles chansons : Electrical Storm (dont le william orbit mix du CD1 est bien meilleur que la version radio) et The Hands that built America qui figurera dans la BO du prochain Scorcese et qui se défend pas mal.

Des valeurs sûres avec les chansons de l’excellent album Achtung Baby : Even better than the real thing, One, Until the end of the world, Mysterious Ways.

Bref que du bon ! Je vous le recommande chaudement.

Un nouvel album est attendu l’an prochain normalement, miam miam.

Spider

21 novembre, 2002

arrivé en retard pour voir J Bond, je me rabbat sur Spider sur lequel je louchais depuis sa sortie… et ben pas déçu du voyage… certes pas de martini vodka ou de voiture gadget mais du bon glauque bien joué…

Racontant la vie de « Spider » (ralph fiennes…bon Ok c’est tim roth…euh non ralph…) un homme timoré placé en pension spécialisé après sa sortie d’asile… Pension située près des lieux de son enfance qu’il redécouvre par bribes… Son père sévère et sa mère soumise puis remplacée par une prostituée du pub…

Excellement bien joué par l’ensemble des acteurs (pas seulement fiennes…) ce film nous entraine dans une ville industrielle sombre voir glauque ou Spider découvre ou redécouvre son histoire … mais est ce un bien?

Dans des décors usées d’une angleterre industrielle, la peinture s’écaille presque autant que les esprits et les personnages ressemblent aux décors : usés, fissurés, sales…

Un film superbe et lent, une découverte qui n’indique aucune évolution en bien ou en mal… les faits sont passés, les gens cassés …irréversible…

à voir

Insomnia

12 novembre, 2002


Will Dormer, un policier expérimenté et désabusé, est envoyé en Alaska pour enquêter sur le meurtre sordide d’une adolescente. Lui et ses hommes montent une embuscade et repèrent le tueur, mais celui-ci parvient à s’enfuir. Will le prend en chasse mais le perd de vue dans l’opaque brouillard. Il voit une ombre qui pointe une arme à feu et tire. Lorsqu’il s’approche du corps, il découvre qu’il vient de tuer Hap, son partenaire. Instinctivement, il prend le pistolet qu’a auparavant laissé tomber le tueur dans sa fuite et le place près de Hap pour dissimuler sa culpabilité. Walter Finch, le meurtrier, a vu faire Will. Il le menace de le dénoncer s’il ne ferme pas rapidement le dossier en accusant l’ancien petit ami de la victime d’être responsable des deux meurtres. Will ne peut laisser Walter s’en tirer aussi facilement. Cependant, l’absence de sommeil l’empêche d’avoir les idées claires.

Moi qui avait adoré Memento, je me disais bien que je serai bien sûr déçu…

Et bien oui et non. Evidemment, Insomnia n’a pas la complexité et l’intérêt scénaristique de Memento, c’est un polar classique qui joue sur l’aspect psychologique entre l’inspecteur et le tueur.

Mais la beauté des décors de l’Alaska, le jeu impeccable tant d’Al Pacino (il est fort le bonhomme quand même) ou de Robin Williams (qui confirme après Photo Obsession qu’il est très bon en méchant qui n’en n’a pas l’air), les effets visuels des insomnies font que ce film fonctionne super bien.

Donc pas d’oscar du meilleur film mais un label « Fastclemmy te dit que tu peux y aller ». Et si vous trouvez ça naze et ben tant pis pour vous.

Juste un baiser

12 novembre, 2002


Carlo a trente ans. Sa compagne, la belle Giulia, est enceinte. Un sentiment étrange s’empare de lui. Entouré d’amis qui le mettent en garde contre les dangers d’une vie installée, il doute.
Pour la mère de Giulia, cette grossesse déclenche également une remise en cause. Son couple est vieillissant et le temps est aux regrets.
Dans la foulée, le jeune Adriano abandonne sa femme et son enfant, Alberto accumule les maîtresses et Paolo convainc tout le monde de fuir à l’autre bout de la Terre en camping-car. C’est alors que Carlo fait la rencontre de Francesca, une étudiante de 18 ans belle à perdre la tête…

Dommage, j’en avais entendu beaucoup de bien, d’ailleurs le film a paraît-il cartonné en Italie…

C’est très stéréotypé et malgré toute l’énergie des acteurs (ils parlent vraiment très très vite ces italiens quand même), ça manque cruellement de profondeur.

C’est vrai quoi, on est au mois de novembre, on a envie de vrais films avec de la vraie intrigue dedans, des ressorts psychologiques, on serait au printemps la légèreté de la comédie passerait mieux sans doute.

Bref, c’est une petite comédie sans prétention, loin du chef d’oeuvre qu’on m’avait promis et je suis bien content de ne pas avoir mis 8 euros et des brouettes dedans !

Bloody Sunday

6 novembre, 2002

Dimanche 30 janvier 1972, à Derry, en Irlande du Nord, Ivan Cooper, député protestant, est l’organisateur d’une marche pacifique catholique pour l’égalité des droits entre catholiques et protestants, farouchement déterminés à éviter toute violence entre les différents protagonistes. Mais malgré son dialogue avec les autorités unionistes et ses tentatives de négociation avec les forces de l’ordre britanniques, la manifestation se transforme en émeute : treize personnes sont tuées par l’armée. Cette journée, désormais inscrite dans l’Histoire sous le nom de Bloody Sunday, marque le début de la guerre civile.

C’est un film dur, marquant. Dur par l’histoire qu’il raconte, par sa violence et par son réalisme, caméra à l’épaule, on passe d’un protagoniste à l’autre montrant petit à petit que le drame sera inévitable… On y voit la bêtise humaine (paras anglais, membres de l’IRA cherchant qu’une chose, que tout dégénère) mais aussi l’action désespérée de personnes voulant l’avancée des droits par la non violence (Ivan Cooper, une grande partie des manifestants, quelques policiers anglais)… c’est un film témoignage… et un film à voir…

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