Cradle2Grave
27 juin, 2003
Un voleur de joailleries dérobe de très convoité diamants noirs et se retrouve poursuivi par la police, un agent chinois, un caïd imposant, un proxénète entouré et un ex-agent chinois, psycopathe et impitoyable… De bonnes scènes d’actions mais rien entre. Mention spéciale pour la scène de vente d’armes à l’ambiance film amateur impressionante…
Jet Li continue dans sa lignée de jeu d’acteur glacial et distant, heureusement l’ambiance est réchauffé par la plastique parfaite de Gabrielle Union. Dacascos est un bon méchant mais la direction d’acteur étant inexistante et la manière de filmer les combats parkinsonnienne, son rôle n’est pas inoubliable…
C’est un fait : les américains savent bien filmer les cascades de voitures et pas du tout les scènes de combat martiaux…
Mieux que Roméo doit mourir (c’est pas dur) mais loin en dessous de tous les films HK de Jet Li…
mouais… à voir si l’on a du temps à perdre et la carte PASS
Le Mystère de la chambre jaune
19 juin, 2003
Le jeune reporter Joseph Rouletabille, accompagné de son ami et photographe Sainclair, se lance aux trousses du meurtrier qui a tenté d’assassiner Mathilde, la fille du célèbre professeur Stangerson. Il se rend au château du Glandier pour mener l’enquête.
Qui est donc l’agresseur ? Quel est son mobile ? Et surtout comment a-t-il pu s’échapper de la Chambre Jaune qui était fermée de l’intérieur ?
N’ayant (honte à moi) pas lu le bouquin de Leroux, je ne pourrais malheureusement pas juger pour vous de la fidélité à l’oeuvre littéraire éponyme.
Pour le reste, je dois bien avouer que j’ai été enchanté par ce film.
Servie par une très bonne brochette d’acteurs : Denis Podalydès, Pierre Arditi, Sabine Azéma (qui d’ordinaire m’insupporte au plus haut point), Claude Rich pour les têtes d’affiches, cette enquête policière fleure bon l’ambiance tintino-lupinesque. Le jeu d’acteurs est enlevé, à la limite du burlesque et on se laisse entrainer par « le bon bout de la raison » de Rouletabille tout au long du film.
Dommage simplement que le dénouement final traine un peu en longueur…
Du bon film français de comédie policière qui vaut bien un ticket de cinéma.
Je ne résiste pas au plaisir de compléter le propos par ce grand moment de critique de Libé :
« Dommage qu’embarqués par la vitalité boulevardière assumée du ton, ils n’aient su montrer combien ce roman est le premier en France à avoir tricoté avec les mailles du freudisme. » (mon dieu)
Confessions d’un homme dangereux
17 juin, 2003
Parallèlement à sa carrière d’animateur du Gong Show, un jeu télévisé américain qui dura quatre ans, de 1976 à 1980, Chuck Barris aurait mené une carrière de tueur professionnel. Il aurait officié pour le compte de la CIA sous le nom de Sunny Sixkiller. Confessions d’un homme dangereux se penche sur ce destin peu ordinaire.
Dommage, j’en avais entendu du bien, George Clooney semble à l’aise derrière la caméra et nous offre une mise en scène intéressante jouant sur les saturations, les couleurs, les enchainements temporels.
Mais allez savoir pourquoi, j’ai pas accroché. Ca part un peu dans tous les sens, c’est décousu, ça met du temps à décoller. Le plus gros reproche que je pourrais faire c’est que le film ne verse pas dans un style précis il vire du burlesque-troupier au film noir sans crier gare.
La bonne nouvelle c’est que Clooney-réalisateur a peut-être plus d’avenir devant lui que Clooney-acteur, et ce n’est pas moi qui m’en plaindrait !
L’arche russe
17 juin, 2003
ovni improbable « L’arche russe » nous conte 6 siècles de l’histoire de la russie en un plan traveling de 97 min impressionnant et vertigineux à travers l’Hermitage de St petersbourg. Guidé par un mystérieux étranger européen, nous découvrons en vue subjective et en désordre, l’histoire de la russie depuis les tsar à aujourd’hui, en visitant pièce par pièce le splendide musée, témoin de l’histoire…
Tour de force cinématographique, et artistique, russian ark ne ressemble à rien de déjà existant et nourrie d’un gout nouveau plein de poésie le spectateur…
dans l’équivalent de 33 studios,contenant des pièces rares de Vinci à Rembrandt, 867 acteurs, 1200 figurants, 3 orchestres symphoniques et 22 directeur assistants, le premier film HD non compressé contenant la plus longue prise et le plus long steady cam du cinéma, ce film bat plein de records… dont le réalisateur, alexandre sokurov, n’a que faire… son but : No cut = Director’s Cut.
étrange, beau, poétique…
à voir
on a reloaded la 7eme compagnie
7 juin, 2003
{{{Didi}}}
Bah j’ai tout simplement halluciné.
Ca décoiffe!
Les combats comme des sortes de danses, les mouvements de caméras et les points de vue complètement délirants, les costumes qui froissent, les thématiques et reflexions interessantes, de l’ampleur dans le scenario.
Un petit bémol sur les décors de la cité souterraine, qui ne sont, eux, pas très inventif, c’est du déjà vu dans plein de films de SF. Un peu cliché.
Je ne sais pas si vous avez remarqué mais le combat entre néo avec le baton et les 30 gars ressemblaient étrangement à une des animations de Xiao-Xiao ( dans les mouvements, les prises et les déformations )…
{{{Fred Bird}}}
comme disent les brits : wooot.
Des scènes de combat trop longues au gout d’Isabel, moi ça ne m’a pas gêné même si ce n’est pas ce que je préfère. Toujours très chorégraphié bien sûr.
Morpheus et Trinity sont encore plus balaises qu’avant, et Neo se marre quand on lui cherche des poux dans la tête. Ce qui enlève un peu au coté héroique de leurs actions, mais bon, ça fait toujours son petit effet.
Quelques bons gags second degré, moins fins que dans Cypher, mais qui passent bien quand même.
Une intrigue encore plus torturée que dans le premier, qui a de quoi choper ceux que l’action ennuie. Sur la fin, faut être un fan de SF ou alors vraiment s’accrocher pour demeler le denouement. J’ai encore quelques doutes sur les details de la situation au moment du « à suivre ». Gros « hang over » qui va pousser les fans à se ronger le ongles en attendant l’automne et « Revolutions »…
{{{Vicious}}}
putain, j’aurais jamais imaginé ressortir de la salle aussi entousiaste !
d’habitude je ne me laisse pas impressionner par les effets spéciaux mais alors là, pas moyen de faire autrement. quelle claque !
mention spéciale au fight néo vs. mr smith*30, visuellement et techniquement hallucinante : angles et mouvements de caméra de folie, coups qui pleuvent de partout…
la scène sur l’autoroute et tout particulièrement la poursuite à moto vaut elle aussi largement le détour
bon des fois ils veulent tellement en mettre plein la vue que ça en devient un peu too much. il faudra également dire aux 2 frangins que le fameux effet « arrêt sur image / rotation de la caméra », ça devient lassant à force…
certains combats sont de trop, notamment celui où ils passent en revue tout un arsenal d’armes blanches (enfin à mon avis bien sûr)
mais ce qui fait vraiment plaisir à voir, surout pour une suite, c’est que l’histoire prend vraiment une autre dimension avec une intrigue plus complexe (voire même trop) et de nombreux personnages (la courte apparition de lambert wilson est assez marrante)
j’ai été moi aussi un peu agacé par les références un peu trop appuyées à d’autres uvres SF (moi c’est plutôt da scène de la grande assemblée qui m’a fait furieusement penser à dune), et par l’appellation « rôliste » de certains persos, genre le Mérovingien, l’Architecte, le Maître des Clés (pourquoi pas le père Fouras)
{{{Fastclemmy}}}
Décevant.
Un 2e épisode « bouche-trou » où on essaye vainement de donner une ampleur « universaliste » à l’histoire en rabibochant des éléments de scénarios éculés du monde de la SF.
Superbes SFX mais on nous en gave jusqu’à la lie.
On verra bien ce qu’il en sera pour le 3e opus…
{{{Ppp}}}
je suis assez déçue également
j’avais pas vu le premier au cinéma, et c’est vrai que le grand écran, ça y fait.
Mais malgré le spetacle évidemment à couper le souffle, les effets spéciaux sont quand même assez visibles et gênants (genre jeu en 3D, à peine rendu, dans la fameuse bagarre Neo/Smith/Smith/Smith/Smith/Smith/Smith/… la main de Neo qui ne se referme pas bien sur la barre d’acier, le dos et la nuque raides, pas de plis dans son manteau…) enfin moi j’ai trouvé ça too much. Si c’est pour faire de l’effet pour l’effet et masquer les vides dans le scénario…
Parce que le scénario est vraiment pas haletant.
Je suis partie aux toilettes au moment où Neo arrétait les balles des sbires du mérovingien et je suis restée tout mon temps sur le trône, je me suis rafraîchi le visage, désaltérée, j’ai visité tous les étages du cinéma, tranquillement, il y avait même des balcons assez sympa, avec le projecteur qui ronronnait à côté (la porte était ouverte)… Bref, quand je suis revenue, il ne s’était rien passé et trinity et morpheus étaient dans une poursuite en voiture avec des agents pour sauver le faiseur de clés et le combat a duré encore un bon quart d’heure…
Et les noms sont bien sûr ridicules et déjà vus. Et la science fiction grand public tourne en rond, mais c’est pas nouveau.
Heureusement, Jean-Marc Barr était dans la salle avec nous pour relever le plat.
{{{Selarips}}}
pot pourri scénaristique un peu confu. entre gibson, dune, hyperion, …
par contre, les scènes d’action sont d’excellente facture. on peut signaler le nouvel effet matrix qui va etre repris partout : l’ondulation du sol au décollage de néo
{{{Nicolas}}}
Bon, j’ai été voir « Matrix 1,5″ … ben franchement, j’ai beau être un geek, j’ai pas « kifé »… c’est une vieille bouse qui aurait très bine tenue à mon avis en un seul épisode plutôt qu’en deux. mais bon, c’est le commerce.
J’argumente sinon je vais encore me faire traiter…
- les effets spéciaux : ben oui, mais bon, ce sont les même que dans le 1er. les ralentis, les « bullet time », les ondulations de surfaces (malgrès ce qu’en dit sélarips, si les gens reprennent ça c’est vraiemnt qu’ils n’ont rien d’autre à faire), les gens qui volent, les vaisseaux et les sonde, bref à part les deux mecs en blanc et les passages « en mode code » y’a pas une seule nouveauté du coté des effets spéciaux. (je passe sous silence la scene soit disant en image de synthese vu que je n’ai rien remarqué et que c’était le but, sinon ça aurait été qu’elle était mal faite.)
- les combats : mais pourquoi c’est si long ? à part que si ils avaient une longueur correcte, il n’y aurait pas eu besoin de faire deux films pour cette suite…
pourquoi ils rament autant leurs combats ? c’est super mou, on ne resent aucune puissance même si ils ont essayé de la compenser avec du son ? perso j’ai vraiment pas trouvé qu’il avaient l’air de se faire mal. Et puis c’est d’une lenteur… franchement pour des mecs et des bouts de codes qui sont sencés maitriser la matrice, ils en mettent du temps à aller d’un point à un autre. Pour comparer, dans XMEN2, le combat du début entre les gardes du corps du président et « le mutant tout noir dont je ne me rappelle plus le nom » avait une autre gueule. là on avait bien mal pour les mecs.
La scène avec les armes blanches dans la piece avec le mec qui s’est fait sucer le bout aussi laisse gravement à désirer. elle aurait pu être vraiment bien faite, mais pareil manque de puissance, de vitesse…
A propos de vitesse, c’est quoi ces passages à la superman ? ok, ils l’avaient fait dans le 1 à la fin (donc rien de nouveau), mais c’était pas une raison pour nous en remettre deux pelles dans le 2… et puis j’insiste, mais pourquoi il peut pas aller intantanement d’un point à un autre ? il passe bine de la ville à la montagne en rien, pour quoi pas de la montagne à la ville ? le premier qui répond qu’il arrive pas à partir de la montagne parceque « la montagne ça vous gagne », je le plante… ah, si il va pas vite c’est peut être pasque leur réseau est lent… c’est du 10Mb/s avec des hubs comme à la CCIP ? mais bon, on saura peut être pourquoi dans le troizieme, en tout cas, je serai blufé que tout ce qui parait injustifié soit justifié dans le 3 sans que ça fasse trop « bon ok, allez on va faire un 3 qui justifie toutes nos conneries du 2 puiqu’on nous le demande »…
- zion: à peu près la seule chose interressante… mais si ça avait pris moins de temps pour les combats, on aurait peut être eu le temps de faire la visite guidée.
- le cul: bah, c’est bon, on le sait qu’ils s’aiment… et puis cet effet de « je dézoom par palliers » à la fin… beurk
- les discourts de morpheus : pas assez passionnés, ça fait trop je lis mon texte, il manque de crédibilité.
- le discours de l’architecte : putain, si il y avait eu des scenes de baston moins longues, il aurait peut être pu parler moins vite… pis quand on utilise des conceptes et des mots compliqués, la moindre des choses c’est d’utiliser des métaphores. parceque bon, faut savoir. dans un sens c’est un film super grand public (pas compliqué et bien lent pour qu’on ait le temps de capter) et puis pof, un coup de speed. ben forcement on est pas habitué du coups on capte pas tout…
Et puis la mise en abimes avec le coups de plonger par acoups dans le téléviseur qui devient donc la réalité et de replonger… bon ok, ça fait genre « on a capté ce que c’est la récurence on est des geek ouah trop cool », mais putain ça sert à quoi ? (pas la récurence merci, leur effet à la con)
En gros je dirais que bon, faut pas se foutre de la gueule des gens, j’ai une carte illimité, mais quand même.
La prochaine fois qu’ils font un film, ils n’oublieront pas de relire leurs cours de cinéma … et puis ils auraient mieux fait d’aller manger une glace au mac do au lieu de secher les cours sur l’écriture de scénario pour aller en cours de marketing. le pire c’est quon va être obligé d’aller voir le prochain, parceque même nul, un truc pas fini c’est lourd.
C’est à la limite du racket.
Donc je pense que je piquerai le 3 en DiVx et que ça suffira bien.
Interstella 5555
5 juin, 2003
on croyait matsumoto et Daft punk faché après le silence radio dans la parution des clips animés illustrant l’abum discovery… Faché ou pas, l’intégralité de ces animés vient de sortir au format cinéma en un film d’1h10.
Souffrant de son transfert au cinéma (image pas toujours nette, son non optimisé…) cette objet reste très agréable à regarder (si l’on supporte un minimum daft punk…).
Narrant l’hiistoire d’un groupe extra terrestre kidnappé afin de devenir crescendolls, le groupe à succès sur terre, il nous fait découvrir sans parole, une vision très humaniste de l’homme et très critique du milieu du show biz.
parsemé de références à Albator et de touches d’humour sympathiques cet animé est à voir si vous aimez albator ou daft…
un écran géant n’est pas nécessaire au vue de la qualité du transfert