Braquage à l’italienne

23 septembre, 2003

je n’ai que de très (très) vagues souvenirs de « l’or se barre », l’original servant de modèle à ce braquage à l’italienne (the italian job), mais je puis dire que le nouveau cru est bien agréable quoique parfois classique, non pas dans la réalisation des casses qui sont excellents d’ingéniosité mais dans la forme « gentils voleurs ne détroussant que des malfrats avec le héros amoureux de la fille de son mentor ».

Au cours d’un casse spectaculaire, une équipe de voleurs se voit doublée par l’un de ses membres qui les laisse pour mort (sauf le mentor qui y passe pour de vrai) dans un lac gelé. mais comme la vengeance est un plat qui se mange froid ça ne les gène pas : un an plus tard le temps de la revanche à sonné. Aidée de la fille du mentor défunt, une perceuse de coffre hors pair, ils décident de reprendre leur mise…

Avec un casting intéressant, malgré une trop courte apparition de Donald Sutherland, avec Mark Walbergh en cerveau, Charlize Theron en perceuse de coffre, Seth Green en génie de l’informatique, Mos Def en artificier et mon favori Jason Statham en chauffeur (un peu le même rôle que dans le très moyen « le transporteur »), et Edward Norton en traître, le film se paie un beau casting bien utilisé mais classique.

Les scènes de braquages sont sympa, l’ambiance du film est agréable… La seule chose que l’on pourrait regretter est le classicisme du scénario qui en plus est très politiquement correct (les voleurs détroussent des méchants, n’utilisent pas d’armes : lisse et polis)

à voir tout de même…
le pass n’est pas nécessaire…

Omar Sharif!!!
sans déc … Omar Sharif quoi!!! un beau film (avec OMAR SHARIF!!!) racontant l’histoire de momo, un jeune ado juif, habitant rue Bleu à paris, dans les années 60, ignoré par son père, et pris d’affection par l’arabe du coin de la rue (OMAR SHARIF!!!), un épicier un peu philosophe, un peu soufiste…
il va découvrir peu à peu la vie et la sexualité , les amours…

M. Ibrahim est un très beau film (avec OMAR SHARIF) sur la vie, l’adolescence, l’amour, la vie. Il s’en dégage une impression de calme, de bonheur.
Le jeu des acteurs (OMAR SHARIF!!! O.M.A.R S.H.A.R.I.F!!!) est juste et émouvant cependant les dialogues sont trop justes pour êtres vrai ou réalistes: il se dégage une impression d’irréalité de ce film. Ce qui ne le gâche pas mais lui donne une autre saveur.

à voir
OMAR SHARIF… j’en reviens pas…

Paï

18 septembre, 2003

aaaah que ça fait du bien de se faire du mal…

je m’explique : en effet j’avais prévu de faire en novembre un voyage d’un mois dans cette lointaine contrée qu’est la Nouvelle Zélande. Voyage que je me dois de retarder en raison de ma toute neuve situation de licencié en recherche d’emploi (soit dit en passant si vous avez un plan taf…)(je sais ce n’est pas la bonne rubrique…). Or pour exacerber mon penchant masochiste, je suis allé voi Paï, un très beau film sur les Maori, les baleines et la Nouvelle Zélande (vivement le Seigneur des Anneaux 3 que je continue ma cure…).

On nous raconte alors sur fond de superrbe décors naturels la tragique histoire de Païeka une petite fille dont la naissance fut endeuillée par la mort de son frère jumeau et de sa mère. Or tous les espoirs étaient placés en ce jumeau défunt qui devait devenir un guide pour la tribu. Le grand père, Paka, courroucé par ce destin tragique et la fuite en Europe de son fils, maintenant veuf, fait bien sentir à sa petite fille l’erreur de destin qu’elle est, malgré sa candeur, sa sagesse et son désir d’apprendre les secrets de la culture Maori.

Paï est un beau film, à la structure classique, mais à l’interprétation magique, et aux décors splendide. Pas de magnification des Maoris : si leur culture est riche et leur générosité grande, leur apparence est pauvre.
Le jeu des acteurs est d’une magnificence, qui en fait oublier la romance de l’histoire : vrai, juste, émouvant.

à voir si l’on aime les beaux paysages, les baleines… les beaux films

goodbye Lenin!

18 septembre, 2003

excellent et jubilatoire!!! 89, allemagne de l’est. Une femme quittée par son mari passé à l’ouest, s’investi corps et âme dans la vie du parti. Un infarctus du myocarde la plonge dans le coma pendant la chute du mur de Berlin et elle ne se réveille que 8 mois plus tard, dans une allemagne unifiée. Pour lui éviter tout choc émotionnel qui pourrait lui être fatal, ses 2 enfants décident de lui faire croire qu’elle s’est réveillée en RDA.

Comédie dramatique douce amer, goodbye Lenin! est un petit moment de bonheur , une parenthèse étrange, bercé par la musique originale de Yann Tiersen.

Parsemé de situations de quiproquo hilarants et de scènes plus grave, ce film analyse avec recul le basculement de toute un allemagne dans le monde capitaliste. Parfois cynique, critique et cinglant, parfois drôle tendre et touchant. On se prend au jeu de cette simulation de RDA.

touchant et drôle
à voir

pouvoir terreur

17 septembre, 2003

j’ai été voir hier ce « documentaire » sur Noam Chomsky par rapport à la politique des US après le 11 septembre.

Ce film est une sucession d’extrait d’interviews ou de débat menés par Noam sur le thème de cette politique agressive des États Unis.

Je ne connais pas du tout l’œuvre de ce linguiste politologue, j’ai été voir par curiosité ce film après avoir entendu je sais plus qui en parler dans les lignes de ce forum. Si j’ai bien aimé les réflexions du bonhomme, argumentées avec de nombreuses références historiques, traduisant une vrai réflexion et une expérience impressionante dans son domaine j’ai été déçu par le film qui n’est malheureusement qu’une succession d’oratoires brillants mais uniquement reliés par leur sujet : on ne présente pas l’homme (sauf au travers de coupures de presses élogieuses), son œuvre mais uniquement son avis brut sur la chose. En clair j’ai senti clairement qu’il fallait avoir lu la plupart de ses bouquins et être un fan de Noam pour voir se film.

Pas de contexte, pas de présentation, pas de résumé.
Pour voir ce film il faut savoir, avoir lu et connaître. J’ai trouvé cela extrèmement prétentieux de la part du réalisateur qui cela se sent voue un culte sans limite à son sujet.

Cela m’a donné envie de lire du Chomsky (qqun en a sous le coude?) mais clairement le film m’a déçu

À voir si l’on a lu les livres de Noam Chomsky ou que l’on aime le bonhomme…

Madame SATA

9 septembre, 2003

Voici un très beau film dévoilant un certain visage du Brésil … On suit l’histoire d’un homme tour à tour truand, père, artiste, homo, violent, amoureux, analphabète et ambitieux au cœur d’un Brésil défavorisé cherchant l’appaisement dans la fête…

De très belles images aux couleurs riches et chaudes, d’ocres et de lumières, malgré un flou artistique parfois trop présent, soulignent la beauté des corps et la crasse des rues et des âmes… Le tout emporté par des jeux d’acteurs éblouissants de véracité et d’intensité

Malheureusement (heureusement?) cela fait déjà plusieures semaines que Mme Sata est à l’affiche et j’ai peur qu’il ne disparaisse des écrans très rapidement, aussie je vous conseille d’aller voir ce film dans les plus brefs délais

à voir

The Eye

2 septembre, 2003

nouvelle sensation de Hong Kong, les frères Pang (dont le précédent opus Bangkok Dangerous a très commercialement frappé les écrans cet été), nous offrent ici, un film effrayant et beau. Plus sobre en images que le très réussi Bangkok Dangerous qui sentait un peu l’expérimentation graphique à tout va, The Eye nous horrifie avec les visions d’une aveugle ayant retrouvé la vue grâce à une greffe de cornée.

Clairement le film est effrayant!
On sait que la vision floue que l’on apperçoit au bout du couloir, va comme par miracle se retrouver juste derrière l’héroïne et la terrifier: on le sait, tous les films font ça! On le sait qu’une autre va s’approcher encore et encore jusqu’à la froler! On le sait …

Mais la ça fait peur…

Avec un excellent travail sur l’image et sur le son, Les frères Pang nous offrent là un superbe et effrayant film avec des visions intriguantes, effrayantes ou morbides.
Du grand art, sans la moindre effusion de sang ou d’effet de surprise gratuit (pas de chat qui jaillit subitement sur une musique stressante), ce film terrifie; dôté d’effets visuels maîtrisés usés avec parcimonie, d’une photo superbe, d’un son fracassant et d’une actrice principale douée et jolie (Angelica Lee déjà vu dans le très bon Betelnut Beauty), The Eye est une réussite.

À voir absolument

Un américain bien tranquille

1 septembre, 2003

Saïgon, aux dernières lueurs de la guerre d’indochine et à l’aube de la guerre du Viet-Nam. Un journaliste anglais, si longtemps caché dans ce coin du monde, amoureux d’une splendide danseuse vietnamienne, viens à croiser la route d’un médecin de la croix rouge dans cette paisible guerre… Intrigue amoureuse, Intrigue politique, Intrigue policière…
Le ton est donné dès le début où l’on découvre un paisible panorama de Saïgon à peine troublé par les éclairs lointain de la guerre et le cadavre de Pyle poignardé, dans un barque.

Dans ce film où les personnages pourraient être des métaphores de la politique de leur continent, un anglais amoureux (Michael Caine) se voit ravir son amour (Do Thi Hai Yen) par le fraichement débarqué Alden Pyle (Brendan Fraser). Relations amoureuses, relation politiques, avis certains ou détachement volontaires se heurtent dans ce calme avant la tempête…

Clairement, j’ai été voir se film pour la performance de Brendan Fraser. Loin de moi l’idée de dénigrer les excellents jeus d’acteur de Caine (très britanique) et de Hai Yen (superbe), d’ignorer la beauté de film et de ce pays. Mais clairement , je voulais voir Fraser en acteur… Pensez donc: il a basé sa carrière sur un cri de guerre qui apparaît dans tous ses films (entre autres airheads, calfornia man…) et plus particulièrement dans les 2 « momie ».
Et bien je puis vous le dire, Brendan Fraser sait aussi jouer des rôles plus dramatiques et moins bruyants, à l’image de ce très tranquille et trouble américain, médecin en mission en Indochine…

Bref, un américain bien tranquille est
un excellent film de guerre
une excellente intrigue politico policière
un excellent film dramatique…

bref un bon film

à voir…

RSS | XHTML | CSS