Les sitemaps de Google
31 mars, 2006
Journal intime de l’accessibilité
31 mars, 2006
{{Chapitre 1 : le pourquoi du comment.}} {Je ne dévoilerai pas de quelle grande institution il s’agit, j’invoquerai le secret professionnel pour pouvoir parler librement.}
Voilà. Le premier lot arrive à son terme, enfin disons que le plus gros est fait. Une ou deux personnes vont monter en charge, des petites mains pour un long travail d’intégration, dans la continuité de la phase de « conception », si l’on peut appeler ainsi les deux derniers mois que j’ai passé à scruter les documentations, référentiels et articles en ligne que j’ai pu trouver sur le sujet.
Quel sujet ? L’accessibilité, bien sûr. Du web, j’entends. J’en viens en effet à oublier que la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées contient d’autres articles que ce fameux [article 47->http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SANX0300217L] qui demande aux services publics, en résumé, de se doter de services en ligne accessibles à tous, même aux handicapés. Ce que jusqu’ici les gens semblent avoir du mal à comprendre, c’est que ça ne servira pas qu’aux handicapés. C’est bénéfique pour tous, et surtout de mon point de vue pour les petits webmasters et consorts.
Enfin des pages claires et valides. Adieu le travail de cochon, bien souvent fait par un développeur qui n’y connaît rien au HTML, et que « c’est quoi une CSS ? » et que « regarde, c’est joli mon texte bleu sur rouge, non ? ». Bonjour le statut d’intégrateur XHTML/CSS, le vrai, pas celui qu’on considère graphiste chez les développeurs et développeur chez les graphistes. Oui monsieur, oui madame, les intégrateurs sont vos amis, ils existent, ils sont parmi vous, et ils ont du pain sur la planche maintenant qu’on va se rendre compte qu’on a besoin d’eux.
Je m’égare.
Me voilà donc affectée, en ce début d’année – et à ma demande, je précise – sur ce vaste sujet qu’est la mise en conformité du site de cette grande institution publique pour laquelle je travaille depuis trois ans (par l’intermédiaire de la SSII dont je suis salariée). Trois ans, ça donne le temps de voir la pourriture du code et l’ignoble non utilisation des CSS que nos confrères avaient pondu en 2000. Depuis, nous mettions des rustines par-ci et des plâtres par-là pour pouvoir continuer de maintenir… Faute de budget pour faire mieux.
Et Zorro est arrivé. Le 11 février 2005, précisément. De sa fine épée, ils nous a sauvé, en nous pondant un sublime argument qui sous couvert de texte de loi balance aux structures publiques un magnifique « vous allez raquer, maintenant le beau code est inéluctable ».
Rendre le site accessible aux handicapés. « Quelle idée ! » vous diront certains, les mêmes qui, sans aucun doute, ne se posent jamais de questions lorsqu’ils montent et descendent les marches du métro. (J’étais comme ça aussi, avant, j’avoue. Mais j’ai eu un bébé, et une poussette. Et j’ai compris ma douleur… j’ai enfin vu l’indifférence de la masse.)
Je m’égare encore. J’implore votre pardon.
Merci Zorro, donc. Enfin la prise de conscience touche nos supérieurs. Enfin elle touche nos clients. Nous ne sommes plus seuls dans ce monde d’ignorants à qui le portefeuille a remplacé le cerveau il y a bien longtemps.
Par chance, mon client est une structure publique, et qui plus est on ne peut plus sociale. Gloire, joie : je vais pouvoir faire du code beau et valide. Oh, et caresser ma conscience dans le sens du poil en aidant les handicapés à accéder à l’information. Plus pertinent : j’ai la possibilité de rendre le monde un peu meilleur…
A moi la Légion d’honneur.
Journal intime de l’accessibilité
31 mars, 2006
{{Chapitre 2 : Se mettre à la place du handicapé}} De but en blanc, ce n’est pas ce qu’il y a de plus aisé. Dois-je fermer les yeux et tâtonner pour me mettre à la place des aveugles ? Dois-je emprunter les lunettes de mon collègue myopissime pour jouer à la mal-voyante ? Comment me rendre compte des difficultés qu’éprouvent les handicapés à naviguer sur « mon » site ?
Non. C’est une perte de temps, au début en tout cas. D’abord, trouver quels outils ils utilisent. Puisque c’est forcément par eux que les handicapés devront passer pour visiter le site.
Au fur et à mesure de mes recherches et des réunions avec le client, je me rends compte que l’on cible les handicaps : nous chouchouterons les déficients visuels, puisque nous n’avons qu’une vidéo sur le site (tant pis pour les déficients auditifs). Quant aux déficients intellectuels, les exemples d’alternatives que j’ai pu trouver (par exemple l’ortogrâf alternativ du Groupe Défi apprentissage de l’Université de Montréal sur le site de la Ville de Montréal)
La liste se restreint rapidement
- IE / FF
- Lynx/Links
- Jaws
- l’esthétique au détriment de la clarté
- l’intituitif